Paisible chaumière au cœur de la foret

Une merveilleuse toile – Réécriture

Quelle toile envoûtante. Presque magique. Dissimulée dans les vestiges d’une antique cité, elle m’a captivé au premier regard. Alors que tout autour n’est que mort et désolation, elle semble si vivante. Si vibrante. Comment est-ce possible ?

Assis sur une colonne allongée après tant d’années d’effort, j’admire ce paysage irréel et je rêve. Je rêve à ce passé qui me paraît impossible. À une réalité, si différente de la nôtre, où nous vivons tous en communion avec ce qui nous entoure. En parfaite harmonie… Une réalité dans laquelle la nature est abondante et luxuriante. Dans laquelle elle accorde refuge à l’homme, humble et bienveillant.

J’aperçois une lumière sur le porche qui scintille comme une invitation à venir s’y reposer. À venir s’y réchauffer… Une fine brume enveloppe ce délicat décor bucolique et une délicieuse odeur de feu de bois flotte dans les airs. Et à cet instant, j’oublie…

Je m’évade loin de l’horreur de mon quotidien. Loin de ces ruines fantomatiques et de leur parfum nauséabond d’agonie. Loin de mes peurs et de mes doutes… Seulement pour quelques secondes. Car il nous faut repartir. Nous devons poursuivre notre voyage vers d’autres terres désolées.

Je reprends peu à peu conscience, quittant à regret ce songe ô combien agréable. Je reviens à ce spectacle si pénible que je ne peux contenir mes larmes. Ici, les arbres sont tels de longues mains squelettiques tendues vers un ciel sombre. Déformés par la douleur. Noircis par les flammes…

Depuis toutes ces années, rien n’a changé. Le paysage est figé dans cet état spectral, comme un rappel à l’ordre. Pour que jamais l’on oublie les conséquences de nos actes. Pour que jamais l’on oublie le chaos et la terreur de la guerre…

Texte de L.S.Martins (20 minutes chrono). 
Image par Enrique Meseguer de Pixabay : Champignon Loger Forêt – Photo gratuite sur Pixabay

D’après le texte de L.S.Martins du 9 octobre 2020 (15 minutes chrono). 

Assise sur les vestiges fantomatiques d’une antique cité, j’admire cette toile encore intacte. Envoûtante… Magique… Elle semble en vie alors que tout autour ce n’est que mort et désolation. Je rêve à cette autre réalité où la nature, abondante et luxuriante, offre refuge à l’homme, humble et bienveillant. La lumière sur le porche scintille, invitant chaque voyageur à s’y arrêter. Une fine brume m’enveloppe délicatement et une délicieuse odeur de feu de bois flotte dans l’air. J’oublie, l’espace d’un instant, l’horreur de mon quotidien, bercée par le chant des oiseaux.

Soudain, une main vient se poser sur mon épaule. Zack… Nous devons repartir. Je reprends peu à peu conscience, quittant à regret ce songe ô combien agréable. En levant les yeux, je ne peux contenir mes larmes. Les arbres, si flamboyants, sont telles des mains squelettiques tendues vers le ciel sombre, déformées par la douleur, noircies par les flammes. Seules quelques fondations des chaumières si accueillantes ont survécu aux siècles. Le temps a tout balayé… Ou plutôt figé… Sans jamais permettre à la nature de renaître de ses cendres. La guerre avait tout anéanti, ne laissant derrière elle que chaos et agonie.

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