Météore - Grèce

Météores

Hypnotisé par ce spectacle féerique, presque irréel, les mots me manquent. Aucun ne me parait assez juste pour décrire fidèlement cette vision. Aucun ne saurait rendre hommage à ce divin décor.

Toutes nos légendes s’accordent à dire que ce n’est autre qu’un cadeau inespéré des cieux. L’héritage des dieux offrant refuge aux plus pieux d’entre nous. Lieu de culte. Destination de retraite. Terrain de guerre… une histoire lamentable digne du genre humain. Pourtant, ce merveilleux paysage semble encore sauvage. Indompté. Insoumis… Seuls les plus fous osent s’y aventurer dans l’espoir insensé d’effleurer tendrement les nuages.

Tiraillé entre le scientifique et le poète qui sommeillent en moi, je n’ai envie que d’une chose : tout oublier. Oublier que ce ne sont que des masses rocheuses. De simples couches de sédiments déposées soigneusement au cours des siècles. Ignorer ce besoin irrationnel de vouloir tout comprendre, tout expliquer. Arrêter de réfuter la thèse du divin pour simplement admirer… apprécier cette beauté insolite.

Contempler ces rochers majestueux, dressés orgueilleusement au cœur de cette vallée paisible, tachés par les saisons, creusés par le temps ; auréolés des rayons du soleil timide, jouant avec ce ciel menaçant…

Texte de L.S.Martins (15 minutes chrono).

Image par Antonios Ntoumas de Pixabay : Montagnes Rocheuses Le Coucher Du – Photo gratuite sur Pixabay

D’après le texte de L.S.Martins du 29 juin 2020 :

Les mots me manquent… Hypnotisée par ce spectacle féerique. Toutes les légendes ancestrales s’accordent à dire que ces immenses rochers sont un cadeau du ciel, offrant ainsi refuge aux ascètes. Lieu de culte, de retraite, mais aussi de guerre… Chargé d’histoire et pourtant encore sauvage, presque indompté. Seuls quelques fous ont osé s’y aventurer pour effleurer les cieux.
La scientifique en moi sait pertinemment que ce ne sont que des masses rocheuses, des couches de sédiments… Ce besoin irrationnel de devoir toujours tout comprendre, tout expliquer. Mais à présent, j’ai envie de croire ou plutôt d’ignorer, et d’observer tendrement.
Observer ces majestueux rochers dressés orgueilleusement dans une vallée paisible ; tachés par les siècles, creusés par le temps ; auréolés des rayons d’un soleil voilé, jouant avec des nuages menaçants. Est-ce le début de la folie ?

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