Porte Steampunk

Mon destin – Réécriture

– Enfin… j’y suis enfin…

Mon effroyable calvaire était terminé. J’avais enfin réussi ce que les anciens attendaient de moi. Traversé la sombre forêt des songes. Franchis le précipice abrupt du passé. Et même gravi les cent-une marches de l’avenir. Bravant impunément tous les obstacles, j’avais ainsi prouvé ma valeur. Et pourtant… pourtant, j’étais incapable d’achever mon pénible périple. De passer cette imposante porte qui se dressait devant moi.

– Encore quelques pas et j’aurai enfin mes réponses…

J’avais rendez-vous avec les maîtres du temps. Fantômes du passé. Spectres du futur. La légende raconte qu’ils ne sont plus que pur esprit voyageant d’une réalité à l’autre. Que leur corps n’est qu’une ancre dans notre monde…

Immobile depuis des heures. Comme paralysé. Je cherchais désespérément comment pénétrer ce lieu magique, mais en vain. Rien ne vint. Aucune solution. La fatigue accablante de ces derniers jours brouillait mon esprit.

Soudain, un bruit sourd retentit, me faisant sursauter. Un grincement métallique angoissant… Les rouages du temps s’étaient mis à tourner dans une complainte effrayante pour s’arrêter sur trois dates, dont celle de ma naissance. Ma mère m’avait parlé de ces cadrans, représentant le passé, le présent et le futur.

Mais pourquoi celui du futur annonçait la même chose que celui du présent ?

L’imposante porte s’ouvrit lentement, laissant passer une fine lumière bienveillante. Rassurante. J’étais enfin serein. Tous mes doutes tenaces, envolés. Toutes mes peurs incontrôlables, disparues…

– Entre, mon enfant. Tu n’as rien à craindre. Tu es l’un des nôtres…

Cette voix chantante qui résonnait… elle ne m’était pas inconnue. Elle berçait tendrement mes nuits, hantait régulièrement mes rêves les plus étranges. Et ce, depuis ma plus tendre enfance. Chaleureuse. Agréable… comme celle de mon père. Celle de mes souvenirs.

Égaré dans mes songes, je n’étais pas conscient que mes forces me quittaient. Comme si toute vie s’échappait de mon corps épuisé. Je sentis le sol se dérober sous mes pieds…  et je compris enfin. Tout devint subitement limpide. Je n’avais jamais été à ma place parmi les hommes. Mais à présent, pour la première fois, j’étais au bon endroit… libre et en paix.

Texte de L.S.Martins (30 minutes chrono). 
Image par Prettysleepy de Pixabay : Steampunk Porte Engrenages – Image gratuite sur Pixabay.

D’après le texte de L.S.Martins du 24 septembre 2020 (30 minutes chrono, sans relecture)

« Ça y est ! J’y suis enfin. »

Après avoir traversé péniblement la forêt des songes, franchi le précipice du passé et gravi les cent-une marches de l’avenir, la porte massive du temple des maîtres du temps se dressait fièrement devant moi. J’avais prouvé ma valeur et bravé tous les obstacles, et pourtant, j’étais incapable de pénétrer ce lieu magique.

Les maîtres du temps… Magiciens capables de déchiffrer le passé et de voir l’avenir. Les légendes racontent que ce ne sont plus des hommes… Qu’ils ne sont plus que pur esprit voyageant d’une réalité à l’autre et que leur corps n’est qu’une ancre dans la nôtre.

« Plus que quelques pas et j’aurai enfin mes réponses », me soufflais-je.

Les rouages se mirent soudain à tourner, dans un bruit sourd de métal. Une complainte hypnotique bien qu’effrayante. Les trois cadrans s’arrêtèrent net sur trois dates différentes : le jour de ma naissance, aujourd’hui et… Serait-ce celle de ma mort ? Impossible, pas maintenant… La porte s’ouvrit doucement, laissant passer une fine lumière bienveillante.

« Entre mon enfant. Tu n’as rien à craindre. Tu es l’un des nôtres. ».

Cette voix… Je l’avais déjà entendu, dans mes rêves les plus étranges. Depuis ma plus tendre enfance, elle berçait mes nuits. Pourquoi ? Qu’y était-ce ?

Brusquement, mon corps s’effondra et je me sentis partir. Tout devint limpide. J’étais enfin à ma place… En paix.

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