Pirates !

Un sombre songe – Réécriture

Ce rêve épouvantable… encore et toujours. Le même depuis des semaines.

La nuit est fraîche. La lune, épinglée sur cette superbe toile cuivrée, illumine le paysage. Bercé par le roulement des vagues, je profite du spectacle. Les yeux perdus dans l’horizon. Debout derrière la barre d’un somptueux vaisseau. Le visage caressé par l’embrun marin. Tout est si paisible. Le calme avant la tempête. Avant les massacres. Avant que des cris sinistres ne retentissent…

– Capitaine ! Capitaine ! Navire marchand à tribord.

– Demi-tour, toute ! À l’abordage. Et pas de quartier !

– À vos ordres, Capitaine.

Ce rêve épouvantable… encore et toujours. Le même depuis des semaines.

Un pavillon noir flotte au vent. Le bruit d’un combat acharné résonne. Le sang de dizaines de marins innocents inonde le pont. Ces hommes sont impitoyables… Rien ni personne ne leur résiste. Ne leur survit… Corsaires, pillards, écumeurs, flibustiers… Pirates. Voilà ce qu’ils sont.

Ce rêve épouvantable… encore et toujours. Le même depuis des semaines.

Chaque matin, je me réveille en sueurs. Un sentiment ardent de dégoût me noue la gorge. Car je ne suis autre que le complice. Pire ! Le commanditaire de cette barbarie injustifiée. Le capitaine de ce navire fantôme aux cales pleines et à l’équipage assoiffé !

Ce rêve… encore et toujours. Le même depuis des semaines.

Le sourire aux lèvres. Du sang sur les mains. Je tiens la barre, regardant droit devant. Voguant vers d’autres aventures.

Texte de L.S.Martins (30 minutes chrono). 
Image par Iván Tamás de Pixabay : Bateau Strom Mer – Photo gratuite sur Pixabay

D’après le texte de L.S.Martins du 29 septembre 2020 (15 minutes chrono, sans relecture). 

Toujours ce même rêve… L’embrun marin m’effleure le visage. La nuit est paisible, la mer est calme. Le ciel est réchauffé par une somptueuse couleur orangée. La lune est au plus haut, ronde et brillante. Bercé par la douceur des vagues, je me tiens derrière la barre d’un somptueux vaisseau… Les yeux perdus dans l’horizon. Lorsque soudain, des cris sinistres, synonymes de mort, me firent lever la tête. Alors je l’aperçus : ce pavillon noir, flottant fièrement au gré du vent. Corsaires, pillards, écumeurs, flibustiers… Pirates !

– Capitaine, navire marchand à tribord.

– Demi-tour toute ! À l’abordage !

– À vos ordres, Capitaine.

Chaque matin, je me réveille en sueurs. Des images sanglantes de bataille me hantent. Ces hommes sont impitoyables. Ils ne laissent aucun survivant derrière eux, aucune trace de navire… Tant de sang, de flammes… Un profond sentiment de dégoût me noue la gorge. Toutes les nuits, je suis le complice, non… Plutôt le commanditaire, de cette barbarie injustifiée. Les cales pleines, un équipage rassasié et heureux, je tiens la barre, orgueilleusement, regardant droit devant… Voguant vers d’autres aventures.

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