Pont amenant vers une lumière saisissante

Vers la lumière – Réécriture

Quelle est cette étrange lumière ? Elle est si vive. Si intense. Si chaleureuse… et semble m’appeler affectueusement à elle.

Mais comment suis-je arrivé ici ? Il ne me reste aucun souvenir. Aucun souvenir de ma vie. De mon passé…

Mon corps est léger, tout comme mon cœur engourdi par un fabuleux sentiment d’immense bien-être et de paix. D’infimes étincelles, telles des milliers de lucioles, tournent autour de moi. Une brise délicieuse m’enveloppe et m’apaise, emportant avec elle au loin toutes mes interrogations, toute mon inquiétude.

Bien ancré dans l’instant présent, je savoure ces divines sensations : la chaleur de la lumière qui m’effleure la peau ; le léger vent qui joue dans mes cheveux ; le bruit du bois qui travaille et le sol frais et rugueux qui craque sous mes pieds nus…

– Reprends tes esprits, bon sang ! Te laisse pas aller ! me soufflais-je.

Je prends alors une profonde inspiration dans l’espoir de retrouver mon calme. Mais ce sont mes souvenirs qui assaillirent ma tête, accompagnés d’un terrible vertige.

John… je m’appelle John Maric… j’habite la banlieue de Lyon… et comme chaque soir, je me promenais Rusty, mon vieux berger allemand. L’air était étouffant, il faisait encore extrêmement chaud pour un mois de septembre… J’arrivais devant chez la belle Jess quand soudain, je ne sais pour quelle raison, cet idiot de chien a tiré sur sa laisse en aboyant comme un fou. Je me suis retourné et…

– Je suis mort ? Non… c’est impossible. Je… je…

Les jambes flageolantes, je me laisse lourdement tomber sur le sol. Les yeux rivés sur cette lumière étrange… cette étrange lumière face à moi qui s’éloigne peu à peu en vacillant avant de me laisser seul dans le noir.

Pourquoi ? Qu’ai-je fait de mal ? Une angoisse effroyable me saisit secouant mon corps d’un brusque frisson. Un frisson, vraiment ? Non… Quelqu’un me secoue !

– Eh mec ça va ? T’es encore avec nous ?

Je ne suis plus seul ? Mais qui est là ? Ouvrir les yeux est un vrai supplice exigeant un effort surhumain. Mon misérable corps me fait souffrir. Le sentiment de bien-être m’a quitté laissant place à un grand vide. Un immense vide et un liquide chaud et nauséabond inondant mon visage.

Je suis allongé sur le bitume, Rusty contre moi. Sa langue rugueuse sur ma joue.

– Que s’est-il passé ? réussis-je à peine à articuler.

– Aucune idée. Tu m’as fait une de ces peurs, mec ! me répond Rusty…

Texte de L.S. Martins (30 minutes chrono).
Image par Larisa Koshkina de Pixabay : Pont Forêt Fantaisie Des – Image gratuite sur Pixabay.

D’après le texte de L.S.Martins du 18 septembre 2020 (25 minutes chrono, sans relecture)

Quelle était cette étrange lumière de l’autre côté du pont ? Et comment étais-je arrivé ici ? Aucun souvenir de ce qui s’était passé. Mon corps était si léger et ce fabuleux sentiment de bien-être et de paix si agréable. D’infimes étincelles, comme des milliers de lucioles, tournaient autour de moi. Une douce brise m’enveloppait et m’apaisait, me ramenant à cette surprenante légèreté. J’oubliais alors toutes mes interrogations, toute mon inquiétude. Concentré sur l’instant présent, je savourais ces divines sensations : la chaleur de la lumière qui me caressait la peau ; le léger vent qui jouait dans mes cheveux ; le bruit du bois qui travaillait et le sol frais et rugueux sous mes pieds nus. Quoi ? Où sont passées mes baskets ?

– Je dois reprendre mes esprits ! Faut pas que je me laisse aller ! me soufflais-je.

Je pris une profonde inspiration et mes souvenirs me revinrent un à un, accompagné d’un effroyable mal de tête. Je promenais Rusty, comme tous les soirs. L’air était étouffant, il faisait encore extrêmement chaud pour un mois de septembre. J’arrivais devant chez la belle Jess. Quand soudain, je ne sais pour quelle raison, cet idiot de chien tira sur sa laisse et aboya comme un fou. Je me suis retourné et…

– Je suis mort ? Non ce n’est pas possible !

La lumière face à moi s’éloigna peu à peu en vacillant puis s’éteint, me laissant seul dans le noir. Pourquoi ? Qu’avais-je fait de mal ? Une angoisse effroyable me saisit. J’avais l’horrible sensation d’être secoué.

– Eh mec ça va ? T’es encore avec nous ?

Je n’étais plus seul ? Qui était là ? Ouvrir les yeux m’exigea un effort surhumain. Mon misérable corps me faisait souffrir, et un liquide chaud coulait sur mon visage. J’étais allongé sur le bitume, Rusty contre moi. Il me léchait la main.

– Que s’est-il passé ? avais-je à peine réussi à articuler.

– Aucune idée. Tu m’as fait une de ces peurs, mec !

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